Pourquoi certaines couleurs nous apaisent-elles tandis que d'autres nous dynamisent ou nous attirent davantage ?
La couleur ne se résume pas à une question de goût ou de décoration : notre perception est aussi influencée par notre vécu, notre culture, les représentations que nous nous faisons des couleurs, et nos souvenirs personnels.
Dans cet épisode, je vosu invite à découvrir ce qui se cache derrière la psychologie des couleurs, à comprendre en quoi elle se distingue de la colorimétrie et à explorer comment utiliser les couleurs dans nos intérieurs autrement que pour leur seule esthétique.
Car, au delà des tendances, une question mérite d'être posée :
Comment nous sentons-nous dans les couleurs qui nous entourent ?
Etes vous déjà entré dans une pièce dans laquelle vous vous êtes senti immédiatement bien?
Sans vraiment savoir pourquoi?
Que ce soit une habitation, un bureau, une location ou même un espace médical….
À l'inverse, avez-vous déjà trouvé une pièce plutôt jolie, parfaitement décorée, mais avec cette sensation de ne pas avoir envie d'y rester ?
Et si, ce que nous fait ressentir un intérieur ne dépendait pas uniquement de sa beauté ?
Idée 1
Nous passons une très grande partie de notre temps dans des espaces intérieurs, que ce soit chez nous, au travail ou dans les lieux que nous fréquentons.
Et pourtant, on ne se rend pas forcément compte à quel point notre environnement agit sur nous.
L’habitude d’y passer du temps nous fait oublier qu’un intérieur sollicite nos sens en permanence.
Quand nous sommes dans un espace, nous sommes constamment exposés à :
la lumière ;
Aux couleurs ;
Aux sons ;
Aux matières ;
Aux odeurs ;
À la température ambiante mais aussi à la quantité d'informations visuelles qui nous entoure.
Bref, notre environnement sollicite nos sens en permanence… et nous n'en avons pas toujours conscience.
Vous avez sans doute en tête une odeur qui vous rappelle immédiatement un souvenir, un peu comme une madeleine de Proust. Les odeurs peuvent effectivement être très fortement associées à un ressenti. Et c’est la même chose avec la lumière.
Je me souviens d’une période, dans une précédente expérience professionnelle, avoir travaillé dans des bureaux très éloignés des fenêtres. Je me rappelle très bien de cette sensation de manquer de lumière et de cette fatigue supplémentaire en fin de journée, et aussi de l’impact sur l’humeur.
Un exemple inverse concernant la lumière, dans une autre entreprise, les locaux étaient situés à l’étage d’une usine, avec une grande partie du toit vitrée et toutes les séparations des bureaux étaient en verre…
Dans cette situation, la quantité de lumière naturelle était au maximum chaque jour ce qui pouvait aussi devenir fatigant en fin de journée.
Tout ça pour vous dire que l’espace dans lequel nous évoluons peut réellement nous impacter au quotidien.
Idée 2
Et cet impact peut être positif ou négatif.
Notre intérieur peut nous soutenir dans notre quotidien ou nous demander constamment des petits efforts d’adaptation sans même qu’on s’en rende compte.
Le problème d’un espace qui ne soutient pas ses habitants, ce n’est pas forcément qu’il est mal décoré ou qu’il n’est pas au goût du jour, c’est surtout qu’il ne répond pas correctement aux besoins des personnes qui y vivent.
Par exemple, une entrée dans laquelle on ne sait jamais où poser ses affaires peut être problématique chaque jour lors du départ et chaque soir lors du retour au domicile.
Prises séparément, ce sont de toutes petites choses, mais répétées chaque jour, elles peuvent rendre un quotidien inutilement compliqué.
Ou imaginez un bureau installé en plein milieu d'une zone de passage. Il peut être très joli, mais si vous êtes constamment interrompu ou sollicité visuellement, il peut être beaucoup plus difficile de vous concentrer.
Et puis il y a la chambre.
Une chambre dans laquelle on travaille, on regarde des séries, on plie le linge, on stocke plein de choses… et dans laquelle on dort.
Là encore, ce n'est pas forcément la décoration qui pose problème. C'est peut-être simplement que cet espace doit répondre à trop de fonctions différentes.
Tout ça pour vous dire que beaucoup de choses dans notre environnement peuvent influencer notre expérience et donc notre bien être : l’agencement, la position des meubles, les couleurs, les rangements, la lumière, les fonctions données à chaque espace.
Et quand on commence à comprendre cet impact, on voit à quel point notre intérieur peut devenir un véritable levier pour améliorer notre quotidien.
Idée 3
Alors, quand je parle d’un espace de vie orienté vers le bien-être, je ne pense pas forcément à un intérieur parfaitement rangé, parfaitement décoré, avec les bonnes couleurs et les dernières tendances.
Ce qui est beau, ou à la mode, ne sera pas forcément bon pour vous. Au final, que préférez vous?
Qu’on vous dise : « C’est beau chez vous! »
Ou qu’on vous dise « On se sent vraiment bien chez vous ».
Pour moi, c’est tout la différence.
Un intérieur ressource, c’est avant tout un intérieur qui correspond aux personnes qui y vivent, qui est adapté à leurs habitudes, à leur rythme de vie, à leurs besoins et à leur personnalité.
Et c'est justement pour cela que, dans mon travail, j'utilise différentes approches pour réfléchir aux espaces.
La psychologie des couleurs m'aide à comprendre comment les couleurs peuvent influencer notre perception et notre ressenti, et comment les utiliser en fonction des personnes, des usages et des espaces.
La neuro architecture analyse la réaction de notre cerveau inconscient en fonction de l’architecture du lieu où nous nous trouvons.
Elle aide comprendre ce qu’il faut mettre en place pour que notre cerveau se sente en sécurité, ce qui nous permet de lâcher prise plus facilement, et par exemple de retrouver un sommeil de qualité.
Enfin, j'utilise aussi certains principes du Feng Shui, qui proposent une autre manière de réfléchir à la circulation, à l'organisation et à l'harmonie d'un espace.
Dans les prochains épisodes, je vous expliquerai comment fonctionnent ces approches, ce qu’elles peuvent nous apporter et surtout comment les traduire concrètement dans nos intérieurs.
J'aimerais vous proposer une expérience
Aujourd'hui, lorsque vous rentrerez chez vous, ne regardez pas votre intérieur en vous demandant s'il est beau, s'il est tendance, ou s’il vous plait.
Demandez-vous simplement :
qu'est-ce que je ressens ici ?
Est ce que je me sens bien?
Est ce que j’aime rentrer chez moi?
Est-ce que cet espace m'apaise ?
Est-ce qu'il me stimule ?
Est-ce qu'il me fatigue ?
Est-ce qu'il facilite ma vie… ou est-ce qu’il me demande parfois des efforts inutiles?
Et peut-être qu'en regardant votre intérieur avec ces nouvelles questions, vous allez remarquer des choses que vous n'aviez sans doute jamais vraiment observées.
Conclusion
Et si vous avez envie de partager ce que vous avez remarqué, vous pouvez me laisser un commentaire ou venir m'en parler.
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A bientôt pour un prochain épisode.